Ce billet de blogue constitue une tentative de rédaction dans ma langue adoptée. Il procède d’un désir de mieux comprendre mes étudiants, qui rédigent souvent dans une langue qui n’est pas la leur. Il s’agit, plus précisément, de comprendre les outils qu’ils utilisent à cette fin, notamment les grands modèles de langage (LLM). Je sais que mes étudiants font appel aux LLM pour les assister dans leurs travaux de composition dans leur langue seconde; ici, je fais de même.
En expérimentant moi-même ces stratégies, j’espère mieux saisir les difficultés qu’ils traversent dans la réalisation de leurs travaux scolaires. Celles-ci ne sont nullement uniformes. Certains étudiants possèdent une maîtrise de l’anglais essentiellement orale, avec très peu de compétences à l’écrit. Pour d’autres, c’est l’inverse. Or, tous les étudiants se voient confier les mêmes travaux, et il importe de comprendre la diversité de leurs parcours. En ce qui me concerne, mon français parlé est nettement supérieur à mon français écrit, de sorte que même un texte aussi bref que ce billet représente un défi considérable.
Il fut un temps où j’envisageais de poser ma candidature dans une université francophone, et je soupçonne que ma trajectoire aurait été fort différente si je l’avais fait. Je suis convaincu que l’apprentissage linguistique dans lequel s’engagent mes étudiants sera, en définitive, transformateur — et ce, pour la plupart, en dépit des outils et des pédagogies dont ils disposent.

